Chevalier de la résignation infinie

Installations

 
 
 
 
 
 
 

Chevalier de la résignation infinie
2009
installation sonore avec automatisation
roues de vélo, bouteilles d’eau en plastique, sable, LED, acier, moteurs, poulies, courroie synchrone, roulement à billes
l’ensemble de 12 roues : environ 3,1 x 6 x 4,5 m
commande d'oeuvre de L’Oeil de Poisson, financée par le Conseil des arts du Canada
documentation : – photo©Ivan Binet, Diane Landry – vidéo©Diane Landry 

2017

  • Knight of Infinite Resignation, Definitely Superior Art Gallery, Thunder Bay (Ontario, Canada)

2016

  • Knight of Infinite Resignation, Judith & Norman Alix Art Gallery, Sarnia (Ontario, Canada).

2015

  • Exposition individuelle lors de Québec/Nantes : un dialogue en arts visuel, une saison culturelle québécoise et est intégrée au Voyage à Nantes avec la participation de Manif d'art, Le lieu unique, Nantes (France).
  • Oh, Canada, commissaire: Denise Markonish, Esker Foundation Contemporary Art Gallery, Calgary (Alberta, Canada).

2014

  • Oh, Canada, commissaire: Denise Markonish, Owens Art Gallery, Sackville (Nouveau-Brunswick, Canada).

2013

  • The Cadence of All Things, Cameron Art Museum, Wilmington (Caroline du Nord, É.-U.).

2012

  • Oh, Canada, commissaire : Denise Markonish, MASS MoCA, North Adams (Massachussets, É.-U.).
  • Low Tech, commissaire : Charles Carcopino, Festival VIA, Espace Sculfort/La Luna, Maubeuge (France).
  • Low Tech, commissaire : Charles Carcopino, Festival EXIT, Maison des Arts de Créteil, Créteil (France).

2011

  • Festival Almost Cinema 2011, commissaire : Eva DeGroote, Vooruit, Gand (Belgique).
  • International Triennial of New Media Art – Translife, co-commissaires : Sylvie Parent, pour Molior, et Zhang Ga, National Art Museum of China, Beijing (Chine).
  • The Defibrillators, commissaire : Eve-Lyne Beaudry, Art Gallery of Hamilton, Hamilton (Ontario, Canada).

2010

  • Sound Symposium XV, Band Room (MUM), St. John’s (Terre-Neuve, Canada).
  • Chevalier de la résignation infinie, Optica, Montréal (Québec, Canada).

2009

  • Chevalier de la résignation infinie, l’Oeil de Poisson, Québec (Québec, Canada).

« Ce réseau complexe d'ombres et de lumières en mouvement opère de manière cyclique, tout comme l'autre installation avec les fers à repasser. La rotation des roues entraîne l'apparition et la disparition des lumières, alors que le nombre de roues – douze – renvoie aux heures sur le cadran d'une horloge et aux mois de l'année. Du sable coule dans les bouteilles comme dans un sablier. Par contre, si les moulins à vent suggèrent des motifs temporels humains, ils évoquent également les machines à mouvement perpétuel et, donc, une échelle de mesure différente, sinon un état situé au-delà de la temporalité. Bien que mue par l'électricité, la forme des assemblages, où le sable agit comme poids, évoque la vaine invention de roues à mouvement perpétuel (remontant au Moyen Âge, avec Bhaskara et Villard de Honnecourt, entre autres) qui dépendaient de l'inertie pour se mouvoir éternellement. Sur terre, le mouvement perpétuel semble un impossible fantasme, alors que les planètes et les étoiles gravitent dans l'espace pendant d'incommensurables périodes de temps sans aucun apport énergétique. La tension entre temps humain et éternité est ainsi condensée dans ces roues énigmatiques, tout comme celle entre l'échelle humaine et le cosmos : nous oscillons entre la reconnaissance d'une bouteille d'eau que nous pouvons tenir dans la main et la vision de systèmes stellaires procurée par leur disposition spatiale.

            Dans plusieurs oeuvres antérieures, Landry a attiré notre attention sur la menace de notre ressource la plus précieuse, l'eau potable, laquelle est manifestement absente des bouteilles ici présentes. Remplies de sable, les bouteilles sont taries, stériles. Au Québec, l'eau est intimement liée à la question énergétique et, donc, au problème et au fantasme du mouvement perpétuel. Il y a 237 bouteilles ici, dont le contenu liquide remplirait apparemment une baignoire, c'est tout. Le manque de vision dans la gestion humaine des ressources naturelles est cruellement mis en évidence ici par l'évocation du temps cosmique, en comparaison duquel l'existence humaine, voire celle de l'espèce, semble tout simplement sans importance. Et il y a quelque chose de terrifiant dans cet assemblage, si froid et serein, si imperturbable en notre présence. »

Alison Syme, Diane Landry, installations & performances 2008-2009 (extrait), catalogue-DVD, L'Œil de Poisson, Québec, 2010

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