Un silence radio

Un silence radio
2008
vidéo : édition de 3
animation image par image, performance-vidéo pour moniteur plat
photographies numériques assemblées par un programme d’édition vidéo numérique
boucle vidéo : 7 min 47 s
réalisé lors d’une résidence d’artiste au Studio du Québec à New York et financé par le Conseil des arts et des lettres du Québec
documentation : – photo & vidéo©Diane Landry
collection : Musée national des beaux-arts du Québec (1/3) 

2017

  • Le Temps file, commissaire : Maude Lévesque, MNBAQ, Québec (Québec, Canada).

2015

  • L'art en soi, commissaire : Dany Quine et Simon Grondin, Villa Bagatelle, Québec (Québec, Canada).

2013

  • Ombres et lumières, curator: Nisk Imbeault, Galerie d’art Louise et Reuben-Cohen, Moncton (Nouveau Brunswick, Canada).
  • Diane Landry: by every wind that blows, Curator: Raphaela Platow & Steven Matijcio, Contemporary Arts Center, Lois & Richard Rosenthal Center for Contemporary Art, Cincinnati (Ohio, É.-U.).
  • The Cadence of All Things, Cameron Art Museum, Wilmington (Caroline du Nord, É.-U.).

2011

  • The Defibrillators, commissaire : Eve-Lyne Beaudry, Art Gallery of Hamilton, Hamilton (Ontario, Canada).

2010

  • Réservoir électrique, Séquence, Saguenay (Québec, Canada).
  • The Defibrillators, commissaire : Eve-Lyne Beaudry, Mount Saint Vincent University Art Gallery, Halifax (Nouvelle-Écosse, Canada).

2009

  • The Defibrillators, commissaire : Eve-Lyne Beaudry, Agnes Etherington Art Centre, Kingston (Ontario, Canada); Esplanade Art Gallery, Medicine Hat (Alberta, Canada); et Robert McLaughlin Gallery, Oshawa (Ontario, Canada).
  • Diane Landry: Pictures Happenings, Durham Art Gallery, Durham (Ontario, Canada).
  • The Magic Shield, Koffler Gallery at the Beaver Hall Gallery, Toronto (Ontario, Canada).

2008

  • Les défibrillateurs, commissaire : Eve-Lyne Beaudry, Musée d’art de Joliette, Joliette (Québec, Canada).

« Cette idée de compression spatiotemporelle atteint une incroyable intensité dans Un silence radio, réalisée en 2008. Diane Landry repousse les limites de ce qu'elle peut infliger à son corps au cours de l'acte performatif qui a mené à la réalisation de cette œuvre. Lors d'une résidence à New York, Landry s'est photographiée toutes les minutes pendant deux périodes de 24 heures, en tentant de reprendre chaque fois la même position. Deux montages vidéo ont été réalisés à partir des documents photographiques qui, mis les uns à la suite des autres, compriment deux journées entières en quelque six minutes. Cette compression spatiotemporelle réalisée par le montage vidéo est perceptible à travers le changement accéléré de l'intensité de la lumière du soleil, jusqu'à sa disparition, ainsi que « l'immobilité saccadée » de Landry, qui trahit les déplacements accompagnant ses actions. Il s'agit ici d'un travail sur les limites imposées au corps – souvent à l’oeuvre dans la pratique de la performance – et sur l'appropriation de l'espace, sur le mouvement et l'immobilité, mais aussi sur la réalité et le document. Landry bouleverse en effet le statut documentaire que revêtent habituellement les photographies de performances. Non seulement le document constitue-t-il ici le témoin d'actions exécutées en privé, mais il devient aussi littéralement le matériau constitutif de l'oeuvre. Historiquement, le caractère éphémère de la performance fait en sorte que, une fois exécutée, l'oeuvre ne sera connue du public par la suite que par procuration. Tel est le cas, par exemple, des célèbres actions de Joseph Beuys ou des performances de Gina Pane. Avec le recul, nous sommes à même de constater que ce croisement entre l'acte performatif et l'œuvre telle qu'elle se présente dans son contexte physique était déjà présent dès le début dans la pratique de Landry, avant même qu'il ne se retrouve au centre de ses préoccupations. Le statut d'artefact des éléments collectés qui composent Environ 8000 kilomètres, Utica Project ou Stratégie parallèle relève tout autant, bien que différemment, de cette compression du temps et de l'espace qui est à l'oeuvre dans les pièces plus récentes de l'artiste. »

Eve-Lyne beaudry, Les défibrillateurs (extrait), Musée d'art de Joliette, 2009