VIDEO
TITRE : Le Bouclier magique
DATE : 2005
Installation sonore avec automatisation et projection vidéo
RÉALISATION : Résidence dans le Laboratoire nouveaux médias d'OBORO, Montréal et chez Avatar, association de création et diffusion sonores et électroniques, Québec.
MATÉRIAUX : 3 structures de lit-futon, moteurs, objets choisis, aluminium, bois, éclairage halogène,
haut-parleurs, contrôleur MIDI, ordinateur
DIMENSIONS : chaque lit : environ 250 cm X 180 cm X 120 cm
PHOTO & VIDEO : Diane Landry
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2008
2007
2006


2005

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- Musée d'art de Joliette (Quebec).
- Horace, Sherbrooke (Québec).
- Two Rivers Gallery, Prince George (Colombie Britanique).
- lors Espace bidules, présentée par Folie/Culture, codiffusion Avatar
Musée de la civilisation, Québec.
- Oboro, Montréal (Québec).
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Dans l'oeuvre Le Bouclier magique, j'essaie d'approfondir l'aspect de mobilisation de l'esprit par cette façon de faire qu'Eisentein qualifiait Intellectual montage, i.e. “[…] where a new idea emerges from a sequence of shots and where the new idea is not originally found in any of the individual shots.” Les différents éléments de cette installation utilisent le contraste entre ce que l'on perçoit à la surface des choses et ce que l'on découvre de cacher sous cette même surface. À la différence du film qui se visualise sur un seul plan, ce projet offre plusieurs écrans vivants. Nous sommes invités à entrer dans le film, à aller de l'autre côté du miroir. En provoquant cette tension de lecture, je cherche à franchir la barrière protectrice des liens de mémoire d'identification. C'est ma première tentative consciente dans ce sens, travaillé avec la dimension intellectuelle et non pas uniquement spatial et temporel.

Le projet se compose de 3 structures de lits-futons dont chacun est recouvert d'une couverture blanche. Chaque couverture est faite d'une immense feuille de papier froissée, déposée directement sur la structure des différents lits. Les papiers remuent délicatement comme si chaque pellicule voulait fuir son rôle protecteur. Ces robes minces servent d'écran à tout un attirail de mécanique attaché à la structure même des lits. Un premier lit-futon loge sous sa cage thoracique quelque 200 clés privées hors d'usage. Cette prairie de clés s'agite par moments pour se métamorphoser en carillon. On retrouve dans les entrailles du second 14 livres encyclopédiques. Ceux-ci sont entraînés par des mécaniques simples et créent l'illusion que 2 corps se tordent sous le poids du papier. Un troisième héberge un gros moteur activant une came qui fait mouvoir la stucture globale du lit-futon qui alterne entre l'image du lit et celle du sofa. Sous cette acrobatie, on peut voir un réseau de cordes tendues et détendues comme des ligaments rythmant les ailes du lit. Cette mutation des couvre-lits, qui s'élèvent et s'abaissent, entraîne les différentes carapaces de papier dans un étrange effet d'apesanteur. Les 3 lits-futons semblent passer momentanément du repos à l'éveil, de l'objet à l'événement, de la vie à la mort. Comme le suggère Gaby Wood dans “Edison's Eve”, en créant le mouvement, nous évoquons à la fois le concept d'éternité et celui de la fragilité humaine. “Chaque fois qu'un inventeur essaie de simuler la vie mécaniquement, il y découvre en fait sa propre fragilité mortelle. Lorsqu'il croit trouver dans sa main sa création vivante, il y trouve la mort; plus il s'approche de son but et plus il semble impossible de l'attendre.” (traduction libre)
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